![]() |
Rond-PointAccueil > INDÉPENDANCE : POUR OU CONTRE ? > Petite leçon sur l'indépendance |
L'énumération des sorties de secours s'allonge d'une génération à l'autre au Québec. De la querelle des « subsides » au XIXe siècle à la Révolution tranquille des années 1960, du « Mémoire des Canadiens » de 1814 à Option Québec, en 1968, de René Lévesque (plus de 150 ans plus tard !) ou des premières revendications des Canadiens (français), dès 1763, à être traités avec justice aux réclamations des droits du français au Canada, aux chèques bilingues de pensions de vieillesse, au double déclaration de revenus, à l'entente sur l'immigration Québec-Canada, aux arrangements concernant la toute récente entente sur l'union sociale, ou encore la diffusion en français sur les chaînes de radios et de télévisions pour satisfaire les groupes minoritaires francophones à l'échelle pancanadienne, c'est toujours le même vieux problème non résolu entre la libération collective du Québec-Français ou l'assimilation du plus grand nombre de Québécois au Canada-Anglais. (2) L'équation est connue depuis belle lurette !
Nos inventions de langue commune, de nation civique ou de société pluriethnique ne sont que des expressions qui nous méprisent. Les Québécois-Français sont capables de continuer à vivre en harmonie avec les autres groupes culturels du Québec parce qu'il l'ont déjà amplement démontré par des lois et par des gestes positifs à l'endroit de ceux et celles qui veulent adopter le Québec comme leur patrie ou leur lieu de prédilection pour y vivre et s'enrichir de la communauté nationale québécoise elle-même. Réclamer des preuves supplémentaires, c'est abusif et même un déni de la société d'accueil elle-même. Cette situation est inacceptable dans une société démocratique comme l'est d'ailleurs la société québécoise.
Les Québécois-Français comme tous les autres groupes vivent au Québec dans un État de droit. Sur cette question, il ne faut pas se laisser intimider par le discours alarmiste des Chrétien, Dion, Pettigrew et consorts qui ne voient dans le Québec-Français qu'une bourgade d'ethniques canadiens-français « de souche ». Ce n'est pas la réalité. Les Greta Chambers et les Charles Taylor (frère et sœur) tout comme les Lucien Bouchard ou les Bernard Landry (les deux faces de la même pièce de monnaie) ne doivent pas chercher à culpabiliser les Québécois-Français par des mots cruels fondés sur « leurs valeurs et leurs convictions » personnelles qu'ils prennent pour « la voie, la vérité et la vie ». Cet évangile ne colle ni à la réalité du Québec moderne ni à leur tradition vieille de près de 400 ans. Tous ces gens-là fabulent. Comment expliquer autrement la démission de Lucien Bouchard ? Comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, comment imaginer que Bernard Landry puisse gouverner honorablement et dignement le Québec moderne avec les idées confuses qui l'animent pour le moment ? À qui profiteront leurs chimères idéologiques ?