NOTE :
En collaboration avec Augustin Renaudet, Les débuts de l'âge moderne, 4e éd. rev. et augm., Paris, Presses universitaires de France, 1956, p. 1 (coll. « Peuples et civilisations. Histoire générale. »). Les auteurs ajoutaient un peu plus loin cette remarque : « Il n'y a pas, dans la trame de l'histoire, de ces solutions de continuité que notre esprit trouverait commode d'y introduire. Néanmoins, les forces nouvelles, risquons le mot : révolutionnaires, l'emportent décidément alors sur les forces de conservation. Il y a vraiment quelque chose de nouveau, du moins dans notre monde occidental.« (La phrase en gras est de nous.) Le point d'interrogation que Maurice Séguin a ajouté à son énoncé a certainement la même signification. Ainsi dans l'histoire du Canada, malgré la « défaite fondamentale » des Canadiens (français) en 1760, il reste toujours une trajectoire possible que nous pouvons éliminer de notre esprit, mais qui n'en demeure pas moins aussi réelle que la fin du Moyen Âge, de l'Empire turc ou du Mur de Berlin. Ce qui nous est inconnu aujourd'hui peut devenir une réalité demain.
Deux références sur ce problème : Maurice Séguin, « L'assimilation » et Michel Brunet, « Qu'est-ce que l'assimilation ? ».
Sources : DRAY, W. H. « The Philosophy of History and the Historian », in The Canadian Historical Association, Report (1962), p. 86-94.
McDOUGALL, D. J. « The Philosophy of History and the Historian », in The Canadian Historical Association, Report (1962), p. 95-100.
McNEAL, R. H. « The Philosophy of History and the Historian », in The Canadian Historical Association, Report (1962), p. 82-87.
Une lecture supplémentaire : Jacques Barzun et Henry F. Graff, The Modern Researcher, 4e éd., Toronto, Harcourt Brace Jovanovitch, Publishers, 1957/1985, p. 206-215 ( « The Philosophy and the Laws of History »). Cinquième édition, revue, modifiée et améliorée, même éditeur, 1992, p. 193-198. Un très grand livre.
Voir Bruno Deshaies, Méthodologie de la recherche en sciences humaines, Montréal, Beauchemin, 1992, p. 263 (Tableau 8.1 : « Les techniques documentaires »).
Raymond Aron, Introduction à la philosophie de l'histoire. Essai sur les limites de l'objectivité historique, Paris, Gallimard, 1997, p. 432 (nouvelle édition revue et annotée par Sylvie Mercure, coll. « Tel »).
|