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Michel Brunet contre Lionel Groulx

Deux visions de l’action nationale au Québec

Par Bruno Deshaies
    

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Québec, 28 janvier 1999 – À l’heure du débat national « canadian » sur l’union sociale préconisée par le gouvernement canadien, l’actualité de la conférence de Michel Brunet, en 1953, ne fait aucun doute, plus de 45 ans plus tard ! Le Front commun des provinces vient de se désagréger une énième fois : d’un côté, neuf provinces qui acceptent l’arrangement fédéral ; de l’autre, le Québec, isolé, qui s’y refuse in extremis. Depuis tant d’années de négociations fédérales-provinciales, les Québécois devraient comprendre que le régime fédéral canadien est centralisateur in se par le partage des pouvoirs en lui-même. Les politiques de centralisation ne font que conforter l’inégalité du partage des pouvoirs de 1867.

Dans sa conférence de presse, le 27 janvier 1997, le premier ministre du Québec, monsieur Lucien Bouchard, a confirmé une fois de plus la position traditionnelle du Québec : il n’est pas question de troquer les compétences constitutionnelles du Québec pour des transferts d’argent fédéraux conditionnés par des normes nationales imposées par le gouvernement fédéral. « Alors c’est bien simple, a déclaré le premier ministre du Québec, dans son projet sur la santé, le fédéral demande au Québec de renoncer à ses droits constitutionnels, de renoncer à son autonomie en matière de santé. La réponse, c’est non. »

D’après un certain discours journalistique, il s’agirait d’une improvisation totale de la part du gouvernement fédéral. À notre avis, le comportement du gouvernement fédéral est planifié et vise la consolidation graduelle de l’État fédéral comme gouvernement « national » de tous les canadiens et canadiennes. Il ne suffit que de comprendre, entre autres, la portée constitutionnelle, juridique et politique de la Charte canadienne des droits et libertés de la personne pour comprendre que les efforts déployés par l’État fédéral sont de maintenir, de conforter et de renforcer le gouvernement « national » canadien qui se veut civique, démocratique et en possession de toute l’autorité reconnue dans le monde à tout État vraiment indépendant. Croire à autre chose, c’est se bercer d’illusions !

Bruno Deshaies
Le Rond-Point des sciences humaines
28 janvier 1999


Le 50e Congrès national de l’Association de la jeunesse canadienne-française (1er novembre 1953)

CIRCONSTANCES DU DÉBAT

Le Congrès de l’A.J.C. s’est tenu à l’Université de Montréal, en journée, et à l’Hôtel Queen, en soirée, pour le banquet.

Deux discours importants ont été prononcés :

  • UN DISCOURS, EN APRÈS-MIDI, par l’historien Michel Brunet, professeur au Département d’histoire de l’Université de Montréal ;

  • UNE RÉPONSE, EN SOIRÉE, par le mentor des jeunes historiens de l’École de Montréal, le chanoine Lionel Groulx.

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