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Rond-Point |
« Dans tout régime fédéral s'appuyant sur des institutions démocratiques, une intervention militaire du pouvoir central étant exclue, lorsque deux gouvernements légitimement constitués s'affrontent, deux solutions s'offrent aux chefs politiques : la négociation ou le recours aux tribunaux. » (Brunet (1972), in Le Québec à la minute de vérité, Guérin,1995, p. 194.)
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Michel Brunet (1917-1985) |
Lionel Groulx (1878-1967) |
| D'un côté, MICHEL BRUNET soulève la question du nationalisme canadien-français à travers l'évolution des rapports entre les « Canadians et les Canadiens ». Il dénonce, d'une part, le canadianisme et il réclame, d'autre part, un statut spécial pour le Québec. « [La province de] Québec, déclare-t-il, ne doit pas être considérée ni se considérer simplement comme l'une des dix provinces. (Brunet, 1955, p. 30) » | De l'autre, le chanoine LIONEL GROULX expose les obligations d'un catholique canadien-français par rapport au nationalisme. Il soutient que le fédéralisme « conquis, imposé par nos pères » est un « bien de civilisation » « pour ce qu'il pouvait nous garantir de libertés publiques » (Groulx, 1953, p. 156). En revanche, « qu'en cet État canadien officiellement bilingue, observe-t-il, où les Canadiens français ne sont pas une nationalité tolérée, […] je n'admets point […] [qu'] on nous oblige à jeter le voile sur nos plus légitimes revendications (Groulx, 1953, p. 155) » - quand elles sont justes. | |