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Le « nationalisme pessimiste » de Maurice Séguin, un bobard !La réponse à la dénonciation de " nationalisme pessimiste " chez Maurice Séguin se trouve dans l'Introduction aux notes sur Les Normes de Maurice Séguin. Maurice Séguin analyse et compare les " interprétations anciennes et la nouvelle interprétation ". Il faut comprendre le texte qui suit pour saisir tout ce qu'il y a de pensée magique dans les propos de Léon Dion, moult fois répétés par la suite (cf. Louis Cornellier, Le Devoir, 25 et 26 mars 2000, p. D5). Les lecteurs le trouveront dans Les Normes de Maurice Séguin (Guérin, 1999) aux pages 109 et 110 de l'édition de Pierre Tousignant et Madeleine Dionne-Tousignant. Nous présentons ci-dessous la " nouvelle interprétation " de l'histoire du Canada par l'historien Maurice Séguin. Le système de références décimales est celui mis en place par Le Rond-Point des sciences humaines. Les sous-titres sont aussi de nous. Bonne lecture des Normes ! Bruno Deshaies |
Une nouvelle interprétation commença à se faire jour en 1946 (relativement nouvelle! ...)
Elle soutient, contre les Fédéralistes optimistes et en accord jusqu'à un certain point avec les Indépendantistes optimistes
Contre les Indépendantistes optimistes et en accord jusqu'à un certain point avec les Fédéralistes optimistes, [cette nouvelle interprétation soutient que] :
À la thèse de l'Indépendance à deux, [la nouvelle interprétation] répond par la thèse de l'indépendance à une seule nation.
À la thèse du refus ou de la perte de l'indépendance par accident, [la nouvelle interprétation] oppose la thèse de l'annexion canadienne-française [qui est la] conséquence normale de la Conquête.
Elle se veut une tentative de faire la synthèse des deux séries d'interprétations traditionnelles.
Elle est naturellement rejetée parce qu'elle laisse tomber l'optimisme réconfortant des deux traditions :
D'où [de là] vient le nom d'histoire noire donné à cette interprétation indépendantiste-pessimiste (cf. le point 4.3.5 ci-devant).
Un hasard ou un malentendu a voulu que cette thèse fût enseignée depuis 1948 dans une université canadienne-française.
Cette interprétation prétend donc d'abord aboutir à des différences assez radicales en ce qui concerne l'appréciation de la grande évolution politique et économique (et partant en ce qui regarde les conditions qui pèsent sur l'évolution culturelle) du Canada-Français d'abord.
Secondairement, elle prétend aussi apporter certains correctifs à l'histoire politique du Canada anglais dans ses relations avec le Canada français.
Et ces différences [avec les deux traditions] proviennent non pas de la mise au jour de nouveaux documents ou de la découverte de nouveaux faits bruts.
Elles sont le résultat :
[1] d'une confrontation plus rigoureuse des grands faits déjà connus de l'histoire des deux Canadas ;
[2] d'une application cohérente d'un système surveillé de normes concernant la façon de concevoir le déroulement de la vie politique, économique et culturelle d'une collectivité.