INDÉPENDANCE nationale DU QUÉBEC 391
LA JUSTE PART ET LA VALEUR DES CONTRATS DE CONSTRUCTION DU MTQ
Avis aux chefs des associations étudiantes


Bruno Deshaies
Chronique de Bruno Deshaies   
samedi, 23 juin 2012 
AUX PARLEMENTAIRES.  Pour éviter le désastre, enclencher un processus d’élaboration d’une POLITIQUE PUBLIQUE au sujet du financement du réseau de l’enseignement postsecondaire à partir de deux conditions préalables exposées ICI http://www.vigile.net/C-est-BABEL-en-ce-moment-au-Quebec
AUX ÉTUDIANTES ET ÉTUDIANTS.  Battez-vous jusqu’au bout !  Imposer vos idées à la face de la population.   Régler le conflit sereinement avec tous les parlementaires.  N’attendez-vous à rien en deçà de ces conditions.  Repousser les élections à plus tard. 
23 juin 2012, par Bruno Deshaies
Dans ma chronique précédente, DIDIER commente en ces termes :
« Pas qu’ils [les partis politiques] n’en soient pas capables, mais c’est qu’ils n’en ont pas la volonté politique parce qu’ils ne gouvernent pas vraiment pour le peuple mais pour des intérêts privés ou si vous voulez, pour les intérêts de l’élite financière et d’affaires, ces intérêts particuliers qui semblent avoir priorité sur le bien commun. »
Personne n’oserait nier cet argument massue.  Pourtant, je comprends très bien les rapports de force qui peuvent exister entre la société civile et les milieux financiers, d’affaires et commerciaux en général.  Sachant tout ce que nous apprenons jour après jour sur l’état de la situation vouée au libéralisme économique, bien sûr qu'il faut dénoncer et réclamer du changement.  
Pour l'heure, on sait qu'on a des parlementaires qui fonctionnent tout croche. Alors, le peuple ne peut plus les laisser aller en élections pour leur petit bonheur de PM, de ministres ou de chef(s) de l’opposition ainsi que de députés avides de conserver leur petite place dans la société.  Il faut massivement dire non à leurs entourloupettes électoralistes. 
LES ÉLECTIONS, PLUS TARD 
L’URGENCE DE LA SITUATION EXIGE QUE LES PARLEMENTAIRES S’ENTENDENT MAINTENANT POUR RÉGLER LA CRISE ÉTUDIANTE DANS LES SEMAINES À VENIR.  Le réseau d’enseignement postsecondaire ne doit pas être paralysé en septembre prochain. 
S’il y a « une juste part » et des arrangements « à coût nul », il faudrait certainement aller fouiller ailleurs que dans la poche des étudiants et de leurs parents.  Voici un tableau qui concerne le ministère des Transports du Québec (MTQ) au sujet de la valeur des contrats de construction entre 2003 et 2011.
 Valeur des contrats de construction du MTQ
ANNÉES
MONTANTS(!)
$$$(2)
%(2)
2003
592
xxx
xxx
2004
735
143
24,2%
2005
1 254
519
70,6%
2006
1 174
-80
-6,4%
2007
1 430
256
21,8%
2008
2 642
1 212
84,8%
2009
2 751
109
4,1%
2010
2 437
-314
-11,4%
2011
2 977
540
22,2%
9 années
15 992
4 798(3)
4 années
10 807
3 242(3)
67,6%(4)
 (1) En millions de dollars   (2) Augmentation ou diminution annuelle
 (3) 30 % de plus sur les coûts comparatifs avec l’Ontario.
 (4)  Pourcentage des coûts comparatifs depuis l’élection de 2008.
       Source : ministère des Transports du Québec. Tableau construit
       d’après les informations parues dans La Presse, 22 juin 2012.
             
Ces chiffres sont révélateurs de l’importance que peut jouer le MTQ au sein du gouvernement du Québec.  On constate que les dépenses du MTQ sont passées en neuf ans de 592 millions à 2,977 milliards de dollars, soit cinq fois plus d’allocations financières de l’État aux contrats de travaux publics.  Par extrapolation, si l’on fait l’hypothèse que les travaux publics effectués au Québec atteignent le montant global de 15,992 milliards sur neuf ans et que celui-ci dépasse de 30 p. cent celui des dépenses équivalentes en Ontario, on obtient la faramineuse somme de 4,798 milliards qui s’est évaporé dans la « nature », mais dont 3,242 milliards depuis la réélection du PLQ en 2008 (soit près de 68 p. cent de coûts supplémentaires).  La commission Charbonneau devra nous fournir des explications sur l’évolution de l’organisation du « système » de corruption et de népotisme.
IL FAUT QUE LA POPULATION DISE NON À DES ÉLECTIONS HÂTIVES SANS LE RETOUR DES ÉTUDIANTS DANS LEURS ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT DÈS SEPTEMBRE PROCHAIN.  Elle ne doit pas se laisser guider par les échotiers des partis politiques qui prennent les élections pour une partie d’échecs dans le style de Raymond Bachand qui joue le matamore pour défendre son Chef.  Un doctrinaire inflexible.  C’est échec et mat !  Rien d’autres à faire. 
Les représentants du peuple ne doivent pas prendre les électeurs et les électrices pour des pions.  Faites votre travail pour ce pourquoi vous êtes payés.  LA CRISE DOIT ÊTRE RÉGLÉE SANS FAUTE AVANT DE NOUVELLES ÉLECTIONS. La paix sociale doit l’emporter sur la lutte intempestive du gouvernement Charest contre la relève de ressources humaines que notre société a besoin.  Les maraudeurs des autres partis politiques feraient mieux de s’attaquer au gouvernement en place pour le faire plier en vue d’une solution à la crise qui est double : gouvernementale et démocratique.
­Avez-vous une raison valable de voter pour celui-ci ou pour celle-là ?  J’écrivais dans ma chronique précédente :
VOTEZ CHAREST, POURQUOI ?  VOTEZ MAROIS, POURQUOI ?  VOTEZ LEGAULT, POURQUOI ?  VOTEZ DAVID OU KHADIR, POURQUOI ?  VOTEZ AUSSANT, POURQUOI ?  VOTEZ POUR DU PAREIL AU MÊME ?
C’EST BABEL EN CE MOMENT.
On dit : « l’abstentionnisme devient de plus en plus la seule voie possible de protestation ». 
Cette position stratégique ne règle rien.  Elle nous condamne la déprime.  Vaut mieux le combat, l’affirmation et la prise de position. Contre les vendeurs d’une élection hâtive, la population doit s’y opposer fermement malgré les manœuvres des politiques. 
LES ÉTUDIANTES ET LES ÉTUDIANTS DOIVENT SE RAPPELER QUE PARTOUT OÙ IL Y A DE L'HOMME, IL Y A DE L'HOMMERIE.
PAR EXEMPLE, dixit DIDIER à nouveau : « […] les contrôlants, les ambitieux, les opportunistes, les m’as-tu-vus, les peu sincères, les égocentriques, etc. »  Toutefois, il ne faut pas être surpris, c’est la nature humaine.  Il faut lire Les Normes de Maurice Séguin : « La vraie vie individuelle, quoique inséparable du contexte social, est fondamentalement agir propre, autonomie. »  C’est le plan individuel.  La crise étudiante touche un autre aspect, le plan collectif, celui d’une société.  Maurice Séguin soutient : « Brièvement définie, c’est l’action organisée, concertée d’un groupe d’individus (groupe de tout ordre : compagnie, communauté, équipe, municipalité, province, nation, etc.) en vue d’atteindre une fin déterminée. »  C’est ce que font les étudiantes et les étudiants en ce moment.
Les représentantes et représentants des étudiants doivent viser à faire pencher la balance en leur faveur avant le déclenchement des hostilités dans une élection générale par Jean Charest.  Ils doivent faire comprendre aux gens que cette élection est une mascarade politique et une fraude démocratique.  Ils ne doivent pas se laisser prendre dans les filets des partisans politiques.  Battez-vous jusqu’au bout !  Imposer vos idées à la face de la population.  Régler le conflit sereinement avec tous les parlementaires.  N’attendez-vous à rien en deçà de ces conditions.  Repousser les élections à plus tard. 
Je vous souhaite bonne chance.
P.-S. Voir le commentaire d’hier soir de Pierre II sur ma chronique 390. http://www.vigile.net/C-est-BABEL-en-ce-moment-au-Quebec  Déjà Harper place ses pions en collaboration avec Mulroney et même, semble-t-il, avec Charest.  De la haute-voltige politique qui s’amorce.  Que les étudiants en fassent indirectement un pétard mouillé.

NOTE SUPPLÉMENTAIRE

« LES ÉLITES MÉDIATICO-POLITIQUES QUÉBÉCOISES » SELON DIDIER
26 juin 2012, par Bruno Deshaies

Commentaire, 21 juin 2012 :

« Ces gens sont des mercenaires qui se vendent au plus offrant autant du côté politique que médiatique. En politique, la preuve c’est que c’est toujours le parti avec le plus d’argent pour sa campagne électorale qui finit par gagner les élections. » (DIDIER, 52 ans)

25 juin 2012, par Bruno Deshaies

Vous touchez un point important. Il ne faut pas être un devin pour comprendre que les associations étudiantes doivent maintenant se battre jusqu’au « BOUTTE ». Étant donné que la confiance est très limitée envers tous les partis, peut-être qu’il serait bon qu’on dise à TOUS LES PARLEMENTAIRES QU’ILS DOIVENT PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORDES (c’est-à-dire, « faire face à une situation qui demande du courage et de la détermination »).

Le temps est venu que nos députés se transforment en autre chose que des justiciers en croyant que la justice et le droit sont irrévocablement avec le pouvoir établi. Cette erreur politique commise par les politiques provinciaux du Québec est condamnable. Les frasques le la nouvelle ministre de l’Éducation suffisent de nous en convaincre tout autant que celles du premier ministre au Palais des Congrès et avec la récidive de Victoriaville. Quant à Raymond Bachand, il se conduit en ce moment comme un étourdi et même Pierre Moreau a fait un fou de lui le 15 mai dernier (cf., http://www.lapresse.ca/actualites/d...
_____________________________________________________________________________
Tommy Chouinard, « Manifestations : « Assez, c’est assez ! », tonne Raymond Bachand ». La Presse, 15 mai 2012 à 13h40
______________________________________________________________________________

Le gouvernement Charest veut un bas-de-fer mais la population n’en veut pas. Il reste aux chefs des associations étudiantes à se fourbir de bons arguments parce qu’elles ont assez bien vu le principe budgétaire « a coût nul » du gouvernement Charest. Où sont les partis de l’opposition et les députés indépendants pour faire d’autres calculs ? La démocratie, ce n’est pas que des élections qui, plus est, se tripotent dans notre dos.

FINI LA FILOUTERIE

Que tous les députés de l’Assemblée nationale reprennent leur sens avant de nous préparer un dégât encore plus grand. Rendez-vous tous à l’Assemblée nationale pour abroger cette loi spéciale (78) qui est ignoble, puis adopter le gel des frais de scolarité. Si vous acceptez ce défi, vous serez dignes de vous préparer à faire des élections. « Le bruit des Bottes » ne peut faire plaisir qu’aux défenseurs de leurs intérêts particuliers ou de groupements politiques. Cette solution est insupportable et inacceptable. Si tel est le cas, nous aurons tous et toutes l’obligation d’appuyer les étudiantes et les étudiants ainsi que les casseroles.