Rond-Point Histoire Histoire du Québec (1760 à nos jours) / Notes préliminaires SOCIOLOGIE DU NATIONAL Fédéralisme et nationalités


MAURICE SÉGUIN [1]
CHAPITRE TROISIÈME
SOCIOLOGIE DU NATIONAL

Fédéralisme et nationalités

Les PLANS suivants donnent un aperçu sommaire des logiques sous-jacentes aux discours sur le FÉDÉRALISME ; ils situent les trois optiques les plus courantes : « indépendantiste », « fédéraliste » et « impérialiste ». Ces « logiques » sont presque implacables : elles perdurent dans le temps avec peu de changements. Quelles grandes différences y a-t-il entre les discours des écoles indépendantiste et fédéraliste, par exemple, sur le projet des bourses du millénaire et les subventions aux universités au cours des années 1950 ? entre l’union sociale et les pensions de vieillesse ? Les objets du discours peuvent changer mais les raisonnements demeurent fondamentalement les mêmes. Toutefois, on doit reconnaître que les individus n’acceptent « pas tout (ordinairement) de la doctrine globale ». Ils peuvent même changer d’idées et changer de camp !

***

Les idéologies sont fragiles ; elle sont toutefois des outils puissants de persuasion. Il ne faut pas sous-estimer leurs forces. Comme pour les mots, elles sont souvent des « armes » qui peuvent servir pour le meilleur comme pour le pire. Un effort de lucidité s’impose (cf. Préface d’Albert Jacquard et Edgar Morin cité par Deshaies dans Méthodologie de la recherche en sciences humaines, Texte 2.7, p. 69-73). Ce résumé sur la pensée de Maurice Séguin portant sur « Fédéralisme et nationalités » veut justement offrir une occasion de réflexions pour tous ceux et toutes celles qui s’interrogent sur l’avenir du Québec et du Canada.

SOMMAIRE DE LA SECTION 10

EXERCICE :

L’internaute qui aimerait vérifier cette analyse des positions personnelles ou collectives concernant le fédéralisme, pourrait faire, à son tour, un petit exercice personnel. Nous lui suggérons de faire l’étude du positionnement de n’importe quel camp sur de nouveaux contentieux entre les parties qui s’affrontent présentement (par ex. le débat actuel sur les bourses du millénaire ou, encore, l’union sociale) pour découvrir finalement les paradigmes supportant les « condensés d’idées » suggérés en rapport avec chacune des « écoles » décrites ci-dessus. Après cet exercice, nous souhaiterions connaître vos commentaires.


  1. Les Normes, Université de Montréal, Département d’histoire, Notes de cours, 1965-1966, Chapitre troisième, section 10.

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